La brasserie

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Prenez un grand amateur de bière et faites le travailler dans les locaux d’une usine qui fut autrefois une ancienne brasserie.
Laissez les fantômes de ce lieu hanter son esprit.
Laissez les anciennes odeurs de malt pénétrer ses songes et celles des levures pénétrer ses idées.
Faites mijoter le tout pendant 27 ans.
Vous obtenez alors un homme décidé à créer sa propre brasserie envers et contre tout : « Nono » , comme tout le monde le nomme.

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Le lieu :

La petite ville Champenoise de Montier-en-Der, au sein de laquelle est installée la brasserie est dotée d’un riche passé. Elle possède en particulier une abbatiale reflétant l’histoire monastique de la commune :
En 672, un moine bénédictin qui deviendra saint Berchaire, fonde une abbaye qui connaît son apogée en 992. Selon M. Philippe Voluer, grand historien de la bière, les moines y concevaient une bière locale…

Ce passé brassicole était évidemment un bon terreau pour implanter une nouvelle brasserie…

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C’est donc en 2006 que « Nono » décide d’y installer la Brasserie Artisanale du Der , avenue de Lorraine. Le premier bâtiment était de taille restreinte : l’installation complète de la brasserie (cuves, embouteilleuse, pompes et autres tuyauteries) ainsi que le bureau et le bar dans une pièce et le stockage dans une autre.
Pas la peine de préciser que la manutention et les déplacements n’étaient pas des plus simples…
C’est dans ce contexte que la première gamme de bières du Der a vu le jour.

 

Tout d’abord les deux « Dervoises », la blonde et l’ambrée, qui s’imposeront comme archétypes de ce que produira la brasserie par la suite.

La gamme s’est très vite enrichie avec l’apparition d’une nouvelle bière : la Chantecoq, une « blanche » qui a su charmer les assoiffés de fraicheur durant l’été !
Chantecoq est un village qui a été englouti sous les aux du lac du der durant sa création. Le nom de cette bière en est un hommage tout comme le coq de l’étiquette chantant à tue tête pour affirmer son existence à travers cette boisson.

maltnonoUn autre hommage, une autre bière : un autre village disparu, nommé « Nuisement-aux-bois », est parfois révélé lorsque le lac est en partie vidé. Dans ces rares moment on peut encore marcher dans les vestiges des rues et des maisons recouvertes habituellement par les eaux. C’est de cette ambiance quelque peu fantomatique et mystérieuse qu’a découlé l’envie du brasseur d’élaborer la « Nuisement » : c’est une bière brune très proche des « stout » (bières brassées à partir d’un moût caractérisé par sa teneur en grains hautement torréfiés. La présence de ces grains bien grillés dans la recette confère la couleur foncée à la bière ainsi qu’un goût de café ou de cacao.)

Puis la production s’est étoffée et le brasseur a pensé à offrir aux amateurs de quoi fêter le retour des beaux jours.
Dans la région il existe un signe qui ne trompe pas : si les primevères commencent à apparaitre sur le bord des chemins c’est que le printemps a chassé l’hiver. Quoi de plus logique que d’utiliser cette fleur parfumée pour concocter une nouvelle bière de début d’année ? La « Prim’der » est ainsi née.

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Mais après la chaleur de l’été s’annoncent les longues nuits d’hiver. Pas de problème, il suffit d’une nouvelle bière de saison pour les égayer ! Ainsi est née la « Solstice ». En accord avec les anciennes traditions de l’est de la France, cette bière ambrée aromatisée aux épices s’offre pour les fêtes de fin d’année. De plus le brasseur change sa recette chaque année pour varier le plaisirs…

Cependant la place au cœur de la brasserie a commencé cruellement à manquer. Ces sept différentes bières ont nécessité de pouvoir s’épanouir dans un environnement à leur échelle.

C’est donc en 2013 que la brasserie a déménagé avenue d’Alsace. (encore une adresse prédestinée….) ,dans les locaux d’une ancienne menuiserie, endroit idéal pour accueillir les cuves et une nouvelle machine d’embouteillage.
Une fois l’installation opérationnelle la production a repris de plus bel.

C’est dans ce nouvel environnement qu’a germé l’idée de faire revivre le passé brassicole de la région :
En effet, la ville de Saint-Dizier, tout proche de Montier-en-der, contenait en ses murs une des plus grande brasserie de la région : La Brasserie du Fort Carré.
Après avoir fonctionné pendant près de 250 ans,elle a disparu en 1963 (elle a employé jusqu’à 1500 salariés au plus fort de son activité industrielle. Dans les années 50, un demi-million d’hectolitres de bières sortaient de ses cuves chaque année).

L’association FORCÉMENT BIÈRE, en partenariat avec La Brasserie Artisanale du Der, a donc décidé de racheter la marque oubliée et demandé à leur ami brasseur de recréer la fameuse « SAINT-DIZIER » , bière emblématique du Fort Carré.
Noël s’est donc remis au fourquet pour la faire renaître au sein de sa gamme.
Le succès a été immédiat et il frôle toujours la rupture de stock à chaque brassin !

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Aujourd’hui, en 2016, La gamme complète de la brasserie s’étend sur 9 bières et n’a pas fini de s’agrandir… Tout comme la brasserie d’ailleurs !

 

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